Dissensus Médiation

Séparation de couple et coparentalité

Distinguer la fin du couple de la continuité des responsabilités parentales et construire une organisation qui ne fait pas porter le conflit aux enfants.

Deux adultes préparent une organisation parentale autour d’une table

Se séparer sans faire porter le conflit aux enfants

La séparation met fin à une relation de couple, mais elle ne met pas fin aux responsabilités parentales. Lorsque les échanges deviennent difficiles, chaque décision peut raviver le conflit : résidence des enfants, organisation des semaines, vacances, école, santé, activités, dépenses ou place des nouveaux conjoints.

La médiation offre un cadre indépendant et confidentiel pour distinguer ce qui appartient à l’histoire du couple de ce qui doit désormais être organisé entre parents. Elle aide à rétablir une communication suffisamment praticable pour prendre des décisions et construire des accords adaptés aux besoins actuels des enfants.

Les principes de l’accompagnement

Distinguer l’ex-couple de l’équipe parentale

La relation conjugale prend fin. Les rôles parentaux et les besoins de l’enfant continuent.

Ne pas faire de l’enfant un messager

Sa parole doit être prise en considération sans lui transférer la responsabilité de l’accord ou du choix entre ses parents.

Partir des besoins actuels

École, domiciles, santé, rythmes, activités, coûts, disponibilités et contraintes vérifiables.

Avancer pas à pas

Un accord provisoire, limité et réévaluable peut être plus réaliste qu’une organisation définitive imposée trop tôt.

Les sujets qui peuvent être travaillés

  • préparer les conséquences d’une séparation déjà décidée ;
  • organiser les premières semaines ou les premiers mois ;
  • définir les modalités de communication entre parents ;
  • organiser les temps de vie, vacances et transmissions ;
  • répartir les dépenses ordinaires et exceptionnelles ;
  • traiter les désaccords concernant l’école, la santé ou les activités ;
  • adapter une organisation devenue inappropriée ;
  • clarifier la place des beaux-parents ;
  • préparer des points d’accord à transmettre aux avocats ou à soumettre au juge.

Une démarche spécifique en sept temps

  1. entretiens préalables séparés ;
  2. vérification du consentement, de la sécurité et des contre-indications ;
  3. définition des sujets, du cadre et des éventuelles urgences ;
  4. séances conjointes et, lorsque le cadre le permet, temps séparés connus de chacun ;
  5. construction d’options et d’accords provisoires ou définitifs ;
  6. relecture juridique externe et éventuelle homologation ;
  7. séance de suivi facultative après une période convenue.

Une qualification présentée avec précision

Cette prestation est une médiation conventionnelle de séparation et de coparentalité exercée sur la base du DU Modes amiables de règlement des différends de l’Université Savoie Mont Blanc. Elle n’est pas présentée comme l’exercice du diplôme d’État de médiateur familial, ni comme une expertise judiciaire.

Lorsque le lien parent-enfant est fortement dégradé ou rompu

La rupture de contact entre un enfant et l’un de ses parents ne relève pas d’une médiation conventionnelle ordinaire. Une reprise de lien ne doit être ni improvisée ni imposée dans un cadre privé. Une décision judiciaire, un espace de rencontre, une évaluation pluridisciplinaire ou l’intervention de professionnels spécifiquement formés peuvent être nécessaires.

Les pratiques belges d’expertise collaborative et de « facilitation de contact » constituent une source de réflexion importante, mais elles reposent généralement sur un mandat judiciaire, une coordination avec le magistrat et des compétences spécialisées auprès des enfants. Ce titre n’est donc pas revendiqué dans cette offre.

Violences, emprise ou peur

La médiation suppose que chacun puisse parler, décider et se retirer librement. Lorsqu’une violence est alléguée, qu’une personne a peur de l’autre, qu’une emprise manifeste existe ou que la sécurité d’un enfant est en cause, les conditions de la médiation peuvent ne pas être réunies. La priorité devient la protection et l’orientation vers les services, associations, avocats ou autorités compétents.

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